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Le financement des start-ups en amorçage : sous perfusion des fonds publics ?

Le FNA (Fonds national d’amorçage), doté de 600 millions d’euros par l’Etat, dont seulement la moitié sont en cours d’investissement (313 millions d’euros), a financé 9 des 11 fonds d’amorçage en France en 2012.

Le soutien des business angels

Bien qu’affichant des montants d’investissement en baisse, le soutien des business angels est pourtant essentiel, puisque les structures publiques ne financent en général qu’à la condition que des privés s’engagent à leurs côtés. Au total, 100M€ auraient été investis en sommant fonds d’investissement financés par le public et fonds privés, soit un effet multiplicateur de 2,5 pour l’investissement privé.

Un relai encore timide des fonds d’investissement de grands groupes français (ou “Corporate venture”)

De plus en plus de grands groupes commencent également à se pencher sur le financement des start-ups en amorçage, soit au travers de leurs propres fonds d’investissement, soit au travers de fonds mutualisés, dont certains sont également co-financés par le FNA.

Le dernier en date, le fonds ATI, « Amorçage technologique investissement », regroupe EDF, bioMérieux et Safran, qui y ont investi au total 7 millions d’euros.

Ce fonds d’investissement, dédié aux start-up à fort potentiel technologique, dispose d’une assise financière de 38 millions d’euros, dont 13 millions d’euros apportés par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Le CEA en sera également le gestionnaire et les start-ups soutenues pourront bénéficier de l’expertise et des infrastructures de la structure. ATI devrait réaliser une vingtaine d’investissements, pour des montants investis allant de 500.000 à 800.000 euros.

 

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