PME : prix de cession et état des M&A

PME : prix de cession et état des M&A

D’après l’indice Argos Mid-Market, le prix de vente des PME non cotées poursuit sa hausse au deuxième trimestre 2013, après une légère remontée au 1er trimestre, qui était essentiellement due à une forte présence d’acquéreurs industriels.

La reprise des PME par des industriels continue d’expliquer l’augmentation des prix de cession, qui passent à un multiple moyen de 6,7 fois l’EBITDA (contre un multiple d’EBITDA de 6,6x au premier trimestre 2013).

Cette évolution des prix de cession des PME cache toujours une activité M&A (fusions-acquisitions) et LBO en berne, qui touche désormais des niveaux historiquement bas.  Les acquisitions ou rachats de PME non cotées ont baissé de 42% en volume au 2ème trimestre 2013 et de 45% en valeur, après un 1er trimestre 2013 déjà atone. Les LBO ont diminué de 63% en volume et de 82% en valeur.

On note une forte propension au rachat de ces PME par des acquéreurs étrangers, représentant ainsi près de 37 % des opérations de fusions-acquisitions réalisées par des industriels au 1er trimestre 2013.

Cice : la pomme empoisonnée du gouvernement ?

Cice : la pomme empoisonnée du gouvernement ?

Deux mois après le lancement du Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (Cice) par Oséo auprès de toutes les PME, il semble que l’avance immédiate de trésorerie proposée par le gouvernement ne soit pas le cadeau promis, alors que l’objectif affiché du gouvernement est de financer 2 milliards d’euros en 2013.

Un taux d’intérêt variable

Oséo, organisme finançant le Cice est-il vraiment prêt à soutenir les TPE et PME en demande de préfinancement ? C’est la question légitime que se posent les dirigeants des PME encore peu demandeurs du Cice. En effet, si le dispositif voulu par le gouvernement a pour objet de soutenir les entreprises en difficulté et de les aider à consolider une trésorerie défaillante, comment expliquer que le taux d’intérêt varie de 3 à 5% selon la note attribuée aux PME par la Banque de France ? De son côté, le MEDEF estime que le taux d’emprunt courant étant historiquement bas, les entrepreneurs ont aujourd’hui avantage à contracter leur emprunt auprès de leur banque qui leur garantira un emprunt à 3%. Première déconvenue pour le dispositif gouvernemental qui voit s’évanouir une réforme permettant de relancer une économie affaiblie.

Un dispositif peu favorable aux PME

Si Oséo confirme que le taux d’intérêt appliqué est l’Euribor et ne peut donc excéder 4,12%, on reste donc quand même loin des 3% moyens proposés par les banques. Ce taux d’emprunt ajouté à des frais de dossiers de 150 euros rend le dispositif peu intéressant pour des financements moindres (1 000 euros) et pour les PME et TPE en général. Par ailleurs, le calcul du dispositif s’effectue sur la masse salariale N-1, or la situation de certaines TPE et PME les empêche de prévoir le nombre d’heures supplémentaires, rendant l’estimation du crédit d’impôt impossible.  Enfin, le délai de traitement demandé par Oséo (trois semaines en moyenne) ne serait pas respecté.

Toutes ces contraintes ajoutées les unes aux autres découragent les TPE et PME qui restent fidèles à leur système bancaire classique et ont peu d’intérêt à recourir au dispositif gouvernemental sensé leur venir en aide.

 

Les nouveaux fonds spéciaux de l’été : les armes pour bien financer sa rentrée

Les nouveaux fonds spéciaux de l’été : les armes pour bien financer sa rentrée

La rentrée financière se fera sous le signe de l’investissement grâce aux nouveaux outils déployés par la BPI, Accel Partners ou AG2R LA MONDIALE qui visent notamment les secteurs économiques les plus éloignés de l’investissement : l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), les seniors et les startups. Une palette large destinée à booster l’investissement.

L’ESS dans la mire

Parce que les petites entreprises sont celles qui investissent le moins, cet été voit le lancement d’un dispositif destiné à les y aider. La BPI lance un prêt participatif social qui permettra aux petits acteurs de l’ESS de contracter des emprunts allant de 10 000 à 50 000 euros sur sept ans. La banque publique d’investissement lancera par ailleurs durant l’été un site internet  de financement participatif afin de fédérer les opérateurs de l’ESS et de permettre aux citoyens d’accéder aux projets en attente de financement.

Les senior créateurs d’entreprises

De son côté AG2R LA MONDIALE projette son effort sur les seniors désireux de créer leur entreprise. En effet, grâce à un partenariat de trois ans avec l’Adie, AG2R propose un dispositif destiné à lutter contre la précarité des plus de 45 ans en leur permettant un retour à l’emploi via la création de leur propre entreprise. A termes, plus de 5 000 seniors devraient bénéficier de ce dispositif qui leur permettra de bénéficier d’un accompagnement personnalisé par des experts dans la mise en place de leur projet, un financement par l’Adie, et la pérennisation de leur projet.

Les startups soutenues par Accel Partners

Le géant américain du fonds d’investissement réitère son soutien aux startups en lançant « Big Data Fund 2 » doté de 75 millions d’euros et destiné à soutenir les startups éditrices de logiciels pilotés par les données. Dispositif similaire au précédent « Big Data Fund » lancé en 2011, celui-ci centrera son offre sur la valeur utilisateur.

Les salariés encouragés dans l’entreprenariat

Créé il y a trente ans, l’Ides, fonds créé par les institutionnels de l’ESS rajeunit cet été sous la forme du Crédit Coopératif. En effet, initialement créé pour aider en fonds propre les entreprises de l’ESS, le crédit coopératif devrait permettre aux salariés d’une entreprise de reprendre leur société, en privilégiant les SCOP. Le fonds assurerait alors la transition en portage de fonds remboursés par les salariés via leur activité.

 

Transmission des PME familiales : de plus en plus rachetées et sorties du giron familial ?

Transmission des PME familiales : de plus en plus rachetées et sorties du giron familial ?

En 2011, selon Deloitte, seules 14% des PME familiales sont demeurées dans le giron familial. La grande majorité des entreprises feraient l’objet d’un rachat par un externe. Pourtant plus performantes économiquement et saines financièrement que leurs pairs, l’accès au financement et aux investisseurs poserait problème au moment de la transmission.

Il existe pourtant plusieurs mécanismes destinés à favoriser le développement de ces PME, sans qu’elles soient vendues totalement hors du giron familial.

Quels sont les leviers ?

Le recours à la dette bancaire

Une opération de LBO se prête particulièrement bien à cet exercice, mais les banques sont de moins en moins nombreuses sur le marché.

L’entrée d’un fonds d’investissement

Structuration intéressante, puisqu’il y a un véritable apport en fonds propres, il faut néanmoins s’assurer que les intérêts des deux parties sont en ligne. Avec un objectif de rentabilité à relativement court-terme, les fonds d’investissement peuvent s’avérer incompatibles avec la stratégie de la PME, voire dangereux pour les repreneurs qui souhaiteraient repositionner l’entreprise sur de nouveaux marchés, par exemple.

Le modèle OBO

Le fondateur ouvre le capital de sa société à des investisseurs (fonds d’investissement) ou à certains de ses managers, via la création d’une société holding qui détiendra les titres de la PME. L’actionnaire historique peut rester majoritaire ou devenir minoritaire.

Ce montage présente la particularité pour le dirigeant de sortir une partie de sa plus-value, en revendant une partie de ses actions aux nouveaux actionnaires. Ces opérations sont réservées aux entreprises rentables et stables, car elles font appel à la dette bancaire, qui devra être remboursée par la société.

 

Une banque dédiée aux TPE

Une banque dédiée aux TPE

La Banque Fiducial affiche clairement son accompagnement financier auprès des TPE (Très petites entreprises).

Le groupe Fiducial a obtenu récemment l’agrément nécessaire auprès de l ‘ACP (Autorité de Contrôle Prudentiel), organe de supervision français de la banque et de l’assurance, pour augmenter sa participation dans l’établissement bancaire.

Ce soutien fort permettra à l’établissement financier de continuer à aider financièrement les TPE, artisans, commerçants et professions libérales.

La banque Fiducial propose des financements pour :

  • les investissements, sous ferme de prêts ou de crédit-bail,
  • l’achat de fonds de commerce,
  • les besoins d’exploitation (financement des stocks, du poste clients…).
 La Banque FIDUCIAL rémunère également la trésorerie disponible des entreprises.

 

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