Aides à la création d’entreprise et au financement : une gabegie ?

Aides à la création d’entreprise et au financement : une gabegie ?

Il est essentiel de soutenir le financement des start-ups et encourager les entrepreneurs dans leur phase d’amorçage. En revanche, multiplier les aides, sans lisibilité, ou les accorder à des start-ups qui n’ont aucune chance de se développer pose question.

Aides et subventions publiques pour les start-ups : des montants non négligeables

La Cour des comptes s’interroge sur l’absence de stratégie d’ensemble sur les 2,7 milliards d’euros dépensés en 2011 par l’Etat et des collectivités locales pour des projets de création d’entreprise. 80 % sont des aides directes aux entrepreneurs, avec 1,5 milliards d’euros sur l’assurance chômage et la Sécurité sociale seuls. L’Etat, la Caisse des dépôts et consignations et Oséo apportent 1,1 milliard et les collectivités locales, 111 millions d’euros.

Un manque de lisibilité dans les aides et subventions à destination des start-ups et des entreprises en amorçage ?

Les montants conséquents des aides et subventions masquent néanmoins une grande disparité, puisque seuls 50% des entrepreneurs en bénéficient.

Manque de visibilité sur la multitude des dispositifs, mais aussi un manque d’accompagnement des entrepreneurs lors des premières années suivant la création, période réputée la plus difficile, sont au premier banc des accusés.

Aussi le gouvernement devait-il travailler à une simplification des aides aux start-ups et aux TPE. Ce projet a malheureusement été laissé de côté malgré les demandes répétées formulées lors des Assises de l’entrepreneuriat…

 

Cession de PME et reprise d’entreprise : des prix qui repartent légèrement à la hausse

Cession de PME et reprise d’entreprise : des prix qui repartent légèrement à la hausse

D’après le dernier indice Argos Mid-Market, le prix de vente des PME non cotées a légèrement augmenté au premier trimestre 2013.

La reprise des PME par des acquéreurs industriels cotés explique la hausse des prix de cession de 5 %, qui se situent à un multiple moyen de 6,6 fois l’EBITDA (contre un multiple d’EBITDA de 6,3x au dernier trimestre 2012).

Tirée à la hausse par une reprise des marchés actions, cette évolution des prix de cession des PME masque néanmoins une activité M&A (fusions-acquisitions) et LBO relativement atone. Les acquisitions ou rachats d’entreprises de taille moyenne non cotées ont baissé de 13% en volume sur le 1er trimestre 2013 et de 36% en valeur. Les LBO ont diminué de 12% en volume et les multiples se situent à 6,6x l’EBITDA, comme sur les cessions auprès d’industriels, en fort recul par rapport à décembre 2012 (7,1 fois l’Ebitda).

On note une forte propension au rachat de ces PME par des acquéreurs étrangers, représentant ainsi près de 37 % des opérations de fusions-acquisitions réalisées par des industriels au 1er trimestre 2013.

Le capital retournement à l’arrêt

Le capital retournement à l’arrêt

Des levées de fonds en retournement proches du néant

Les levées de fonds réalisées par les fonds de capital retournement en 2012 ont été totalement nulles en 2012. Cela confirme la tendance au ralentissement, déjà constatée au niveau des investissements dans des sociétés en redressement ou sous procédure collective.

Des opérations de retournement rarissimes

Les derniers investissements en retournement de Butler Capital Partner et Caravelle, les deux fonds de retournement « phare », datent de mi-2011, tandis que d’autres fonds sont devenus totalement inactifs (Verdoso, Fred) ou se repositionnent sur les investissements en capital développement.

Les causes

Rien de bien clair…Des entreprises qui arrivent beaucoup trop « tard » au Tribunal de commerce et sont inredressables ? L’impossibilité à trouver des accords avec les syndicats et partenaires sociaux ? La difficulté de négocier avec les créanciers ou actionnaires en place ? Cette situation contraste d’autant avec la situation économique actuelle, qui fait de plus en plus de (bons ?) candidats pour les fonds de retournement…

 

Le capital investissement en berne : mauvais signe pour les levées de fonds des start-ups et PME ?

Le capital investissement en berne : mauvais signe pour les levées de fonds des start-ups et PME ?

Les chiffres publiés par l’AFIC (Agence française des investisseurs pour la croissance) sur les levées de fonds réalisées par les fonds d’investissement et les investissements opérés dans les start-ups et PME en 2012 sont inquiétants. Ils mettent en avant une véritable fuite des capitaux et l’écart entre besoins en financement des entreprises et investissement en capital s’agrandit.

Des montants d’investissement et des levées de fonds en baisse

Les montants levés par les fonds d’investissement en 2012 accusent une forte baisse, selon l’AFIC. Le recul de 22% par rapport à 2011 est d’autant plus alarmant que les montants levés précédemment étaient déjà bien éloignés des besoins en financement des PME. S’établissant à 5 milliards d’euros, les montants investis dans les fonds d’investissement s’éloignent du besoin global des PME estimé à 11 milliards d’euros.

Principaux contributeurs aux levées de fonds des acteurs du private equity

L’Etat et les collectivités locales prennent un poids de plus en plus important parmi les financeurs des fonds d’investissement. En hausse de près de 37 % sur 2012, la contribution du secteur public devient très importante (plus d’un milliard sur les 5 levés au total).

Les principaux contributeurs restent encore les institutionnels (compagnies d’assurance, mutuelles, banques et caisses de retraite) mais leur part ne représente plus que 30% des levées de fonds totales, en repli continu depuis plusieurs années (-43% entre 2011 et 2012).

Les raisons de cette désertion des investisseurs

Les investisseurs institutionnels sont de plus en plus encadrés par la réglementation (Bâle 2 / Bâle 3), qui limite leur prise de risque et in fine, le rendement espéré. Ces acteurs préfèrent alors d’autres placements pour leur liquidités.

La conjoncture économique n’aide pas non plus aux levées de fonds : malgré un marché actions en hausse sur 2012, les plus-values n’ont pas toutes été réinvesties dans le non coté. La fragilité des entreprises décourage les investisseurs, en quête de placement plus sécurisés.

La conséquence : une baisse des investissements dans les start-ups et les PME

En 2012, les investissements dans les start-ups et PME ont baissé de 38%, s’établissant à 6,1 Md€. Avec un nombre constant d’entreprises financées (près de 1.500), le ticket moyen diminue, et ce, principalement sur les plus grosses opérations (montants supérieurs à 100M€).

Le financement de l’amorçage et du capital risque résiste légèrement mieux que le capital développement (-33%), le LBO (-41%) et surtout le capital retournement (pas un euro levé en 2012 !). En revanche, seuls 400M€ ont été investis dans le capital risque, accusant tout-de-même une baisse de 26%.

 

Transmission d’entreprise : taux d’échec et prix de vente

Transmission d’entreprise : taux d’échec et prix de vente

Transmission d’entreprise : comment obtenir le meilleur prix de vente pour une entreprise ? Quel type de reprise d’entreprise améliore le taux de survie des PME ?

Une enquête réalisée par Fusacq en 2011 compare les différents modes de reprise d’entreprise, en matière de plus-value potentielle et de taux de survie. Vaut-il mieux vendre sa PME à une autre société ou à un particulier pour augmenter le prix de cession ?

Classement des modes de reprise d’entreprise par potentiel de valorisation d’entreprise à la revente (sur une base 100, correspondant au prix de cession moyen) :

  • Transmission à une autre société. Il s’agit du mode de reprise d’entreprise le plus avantageux pour le dirigeant de PME. Ce dernier peut potentiellement revendre son entreprise à un prix de cession compris entre 120 et 130. Ce mode de transmission d’entreprise affiche un taux de survie acceptable, puisque 7 ans après la vente de la PME, 85% d’entre elles existent encore ;
  • Transmission à une personne physique extérieure à l’entreprise. Présentant une surface financière souvent plus réduite, un particulier ne peut généralement faire une offre de reprise aussi intéressante qu’une société. Le prix de vente d’entreprise s’établit ainsi autour de 110. Le taux de survie de la PME à 7 ans est également le moins bon de tous, souvent du fait d’une moins bonne connaissance du secteur de la part du repreneur.
  • Transmission à un salarié de l’entreprise. Les salariés bénéficient souvent d’un traitement de faveur, expliquant l’application d’une décote sur le prix de cession. Avec un prix de vente compris entre 85 et 95, les chances de survie de la PME à 7 ans avoisinent les 75%.
  • Transmission familiale : peu étonnamment, étant donné que le dirigeant souhaite également aider ses enfants, le potentiel de plus-value de cession est le moins élevé. Situé entre75 et 85, ce mode de reprise d’entreprise est néanmoins celui qui pérennise le plus les PME. 7 ans après la cession de l’entreprise, 93% des PME sont encore en vie.

 

Congrès des business angels le 10 juin

Congrès des business angels le 10 juin

France Angels, la fédération des réseaux de Business Angels organise « Le Congrès national des Business Angels » le 10 juin 2013.

Il s’agit d’une belle occasion de découvrir ce monde des investisseurs – particuliers, qui soutiennent les start-ups dans leur phase d’amorçage. Cet événement s’adresse aux acteurs du capital risque, start-ups et business angels en devenir.

Cet événement est destiné à répondre aux questions suivantes :

  • quel type d’accompagnement est prodigué par les business angels ? Est-ce purement financier ou également opérationnel (apport de compétences et de contacts) ?
  • quels sont les avantages à devenir business angel ? Ces investissements bénéficient-ils d’exonérations fiscales ISF (TEPA) ou IR ?
  • quel est la durée et le montant moyen de l’investissement par des business angels ?

Tables rondes, témoignages, retours d’expériences pour discuter et comprendre les besoins d’accompagnement des entreprises de demain.

Quand ? le lundi 10 juin 2013 de 10h00 à 18h30

Où ? à la Maison de la Chimie

Inscriptions : https://www.weezevent.com/evenement.php?id_evenement=34613&id_page=40860

 

Des fonds débloqués pour la recherche et la sûreté nucléaire

Des fonds débloqués pour la recherche et la sûreté nucléaire

Le gouvernement a annoncé le déblocage de 107 millions d’euros de l’enveloppe « Programme d’investissements d’avenir » en faveur de :

  • la valorisation de la recherche effectuée par les laboratoires de l’Université de Lyon. Ces fonds seront destinés à la création d’une nouvelle société d’accélération du transfert de technologies (SATT), chargée de diffuser ces technologies vers les entreprises et PME. Les domaines principaux sont : la santé, les biotechnologies, la chimie, le développement durable, les nanotechnologies ou les logiciels ;
  • la sûreté nucléaire et de la radioprotection. 23 projets de recherche sélectionnés, portés par CEA, le CNRS, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, l’Inserm et l’université de Montpellier, sont destinés à accroître la maîtrise de la gestion d’incidents nucléaires et à mieux analyser leurs impacts en matière de rejets radioactifs sur la santé et l’environnement.

 

Développer sa start-up ou PME aux Etats-Unis : comment faire ?

Développer sa start-up ou PME aux Etats-Unis : comment faire ?

Vous envisagez de lancer votre start-up ou votre PME aux Etats-Unis ? Votre entreprise est dans le domaine des nouvelles technologies ou du numérique ?

UBIFRANCE organise un atelier spécial sur le développement commercial et l’établissement d’une filiale aux USA. Vous bénéficierez aussi d’un retour d’expérience de startups Bizspark (soutenues par Microsift) qui connaissent un très bon démarrage aux Etats-Unis.

Quand ? le 22 Mai a partir de 18h00

Où ? Spark et decouvrez les opportunités de developpement aux Etats-Unis.

Intervenants :

Roxanne Varza, Responsable Bizspark France

Stephane Alisse , UBIFRANCE, San Francisco et Responsable du célèbre « French Tech Tour »

Mathieu Valoatto , fondateur Curioos

Dmitri Ducourtieux , fondateur IFeelGoods

Julien Muller , fondateur Holidog

Renseignements : https://www.eventbrite.com/event/6323530851/efblike

 

Renforcer les fonds propres d’une PME avec Isodev

Renforcer les fonds propres d’une PME avec Isodev

Alors que le financement des PME est en berne, Isodev monte en puissance, avec son offre de crédit en quasi fonds propres (ou prêt participatif).

Définitions : quasi-fonds propres et prêt participatif

Selon la Banque de France, un prêt participatif est un financement assimilé à des quasi fonds propres, c’est-à-dire à mi-chemin entre le prêt bancaire long terme et l’investissement en capital (ou prise de participation dans une entreprise).

Le prêt participatif se distingue des prêts classiques pour les PME, en ce qu’il n’est remboursé qu’une fois que toutes les autres dettes de l’entreprise le sont.

Contrairement à une prise de participation (ou investissement en fonds propres) dans une entreprise, le prêt participatif ne donne aucun droit de propriété au créancier. Etant donné que ce dernier ne devient pas actionnaire de la société, il ne dispose d’aucun droit de vote.

Sa mise en place ne nécessite donc pas d’augmentation de capital, mais peut permettre un effet de levier, c’est-à-dire de favoriser :

– le déblocage de prêts bancaires annexes ;

– une levée de fonds auprès d’actionnaires nouveaux ou existants.

Quel montant de quasi fonds propres et quelle durée de financement avec Isodev ?

Isodev peut prêter entre 15 000 et 150 000 euros. Restant par définition un prêt, ce financement en quasi fonds propres doit être remboursé au bout de 5 ans. Sans caution ni garantie, il est néanmoins assorti d’un taux d’intérêt.

Le montant prêté par Isodev ne couvre que 30% de l’investissement que souhaite réaliser la PME. Un prêt bancaire doit financer les 70% restants.

Comment obtenir un financement en quasi fonds propres d’Isodev ?

Les PME doivent remplir plusieurs obligations :

– disposer d’un chiffre d’affaires compris entre 250.000 et 15 millions d’euros ;

– avoir un projet d’investissement :

  • productif (achat de matériel de production, extension d’usine…) ;
  • générant directement du chiffre d’affaires additionnel. Les investissements de R&D sont donc généralement exclus.

– satisfaire aux critères financiers d’Isodev :

  • montant supplémentaire de cash-flow généré par le nouvel investissement suffisamment attractif ;
  • solidité financière de la PME et permettant le remboursement de la dette bancaire.

L’objectif d’Isodev est de fournir 12.000 prêts par an. La structure travaille en étroite collaboration avec les six grandes banques de réseau, les sociétés de leasing, des experts-comptables et courtiers en prêt.

Les inconvénients du prêt participatif d’Isodev

Assorti d’un taux d’intérêt, le prêt participatif implique que la PME ait une surface financière suffisante pour permettre son remboursement, ce qui diffère de l’investissement en fonds propres.

Isodev applique un taux d’intérêt plus élevé que les prêts bancaires long-terme, puisque ce prêt en quasi fonds propres est par nature plus risqué pour le prêteur qu’un crédit bancaire classique. D’après Isodev, sur un investissement de 100.000euros, financés à 20% par Isodev, le surcoût est d’environ 100euros par mois.

Quels sont les avantages d’un financement en quasi-fonds propres ?

Les PME peuvent renforcer leurs fonds propres, leur permettant ainsi de débloquer certaines subventions ou faciliter l’obtention d’un prêt bancaire classique. Grâce à cet apport supplémentaire, la PME peut améliorer sa cotation bancaire (c’est-à-dire l’image qu’elle renvoie aux créanciers sur sa solidité financière), puisque son assimilation à des fonds propres diminue mécaniquement le taux d’endettement de l’entreprise.

Isodev permet de financer des dépenses généralement plus difficilement finançables via des prêts classiques. Tandis que les crédits bancaires se limitent souvent au financement de l’outil de production (ex. machine-outil), Isodev peut financer l’équipement principal, mais aussi les accessoires, les investissements connexes, les services associés.

Ce prêt participatif constitue également l’apport très souvent exigé des établissements bancaires et qui conditionne l’obtention du prêt.

En finançant les dépenses annexes d’un investissement et en fournissant l’apport financier demandé par les banques, Isodev permet aux PME de préserver leur trésorerie.

Les équipes d’Isodev mettent en avant leur réactivité, avec une réponse sous 48h.

Qui est Isodev ?

Fondée par un ancien banquier, Philippe Dupont (ex-président de Banques Populaires et de Natixis), elle rassemble plusieurs dirigeants du CAC 40 (V. Bolloré, F. Pinault…).

Les prêts en quasi fonds propres échappent au monopole bancaire, lui donnant davantage de marge de manœuvre.

Isodev se finance lui-même auprès d’investisseurs, sociétés d’assurance principalement.

Renseignements : https://isodev.fr

 

Fonds « Media for equity » : définition, avantages & inconvénients pour les start ups

Fonds « Media for equity » : définition, avantages & inconvénients pour les start ups

De nouveaux types de fonds d’investissement émergent : ils n’investissent pas (ou peu) d’argent lorsqu’ils rentrent au capital de start-ups, mais offrent en échange des campagnes de communication et de publicité gratuites. Il s’agit du media for equity (ou media4equity). Qui sont ces nouveaux fonds de capital-risque ? Quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ?

Le « media for equity »

Le concept de « media for equity » (visibilité médiatique contre détention de capital) consiste à offrir aux start-ups des opérations de publicité et de communication gratuites contre une prise de participation au capital.

Avantages du « media for equity »

L’intérêt majeur pour la start-up est de bénéficier d’une grande visibilité médiatique, en bénéficiant d’espaces publicitaires dans des médias à forte audience, qu’elle n’aurait jamais pu financer elle-même. L’acquisition rapide d’une notoriété forte est souvent le talon d’Achille des start-ups, qui perdent de nombreuses années avant d’être connues de leur marché ou peinent à se démarquer de leurs concurrents.

Les équipes constituant ces nouveaux fonds d’investissement sont souvent constituées d’experts en communication, mais aussi en entrepreneuriat. Le coaching, très souvent opéré en parallèle du pur apport en communication, peut s’avérer précieux pour les start-ups en amorçage.

Inconvénients du « media for equity »

L’inconvénient, pour l’entrepreneur, est de se retrouver dilués, en ouvrant son capital à un nouvel actionnaire, qui s’invite par la même occasion dans la gouvernance de l’entreprise. Est-on sûr que ces structures sont capables, autant que des fonds d’investissement classiques, de piloter la start-up dans sa stratégie globale, et non uniquement sur des questions de communication ?

L’autre problématique majeure concerne l’absence de mise de fonds. Ces fonds d’investissement « media for equity » n’investissent aucun argent frais dans la start-up, alors que c’est justement là où le bât blesse.

En outre, les start-ups ne doivent pas céder trop vite aux appels de la sirène : communiquer en masse trop précocement sur leur offre. A leur lancement, les entreprises sont souvent encore en train de rôder leur offre et leur business model. Elles risquent ainsi de se brûler les ailes en se dévoilant trop tôt et prennent le risque d’être copiées plus rapidement.

Quels fonds d’investissement pour le « media for equity » ?

Le premier à s’être lancé en France, sur le modèle du pur « media for equity » est 5 M Ventures. En juillet 2012, le groupe Express Roularta a lancé « L’Express Ventures », qui apporte également coaching aux start-ups.

En France, ce modèle est encore très récent, contrairement aux pays d’Europe du Nord, où le concept est né il y a plusieurs années. Les grands groupes audiovisuels (TF1, M6) ont déjà tenté des opérations de la sorte, mais de façon ponctuelle, et sans déployer ce mécanisme à plus grande échelle.

Exemple de fonds de « media for equity » en Europe : Aggregate Media Funds (Suède), ProSiebenSat.1 (Allemagne) et German Media Pool (Allemagne).

Si peu d’acteurs sont encore présents en France, ce genre d’initiatives devrait se multiplier à l’avenir.

Montant des prises de participation des fonds « media for equity »

Le pourcentage moyen de détention du capital pris dans les start-ups varie en fonction de leur maturité et de leur stade (amorçage, capital-risque…), mais se situe généralement entre 5% et 15%. Ils ne souhaitent dans tous les cas pas devenir majoritaires. L’Express Venture s’engage à ne pas dépasser 12% de prise de participation.

Sélection des dossiers

Encore récent, le « media for equity » offre peu de retours d’expérience. La sélectivité, à l’entrée, reste néanmoins importante. En 6 mois L’Express Ventures aurait sélectionné 5 start-ups parmi les 140 dossiers reçus.