Laurent Satre et Olivier Reffo, Président et Associé principal de Rézoway :
« Avec Carmine Capital, la convergence était naturelle »
Chez Carmine Capital, Benjamin Sekkat occupe la double casquette de directeur du développement pour la région Grand Est et pour l’Amérique du Nord. Pour le premier numéro du Mag Carmine Connect, Benjamin a choisi d’interviewer Laurent Satre et Olivier Reffo, respectivement Président et Associé principal de Rézoway, une société qui accompagne les entreprises pour bâtir leur écosystème d’affaires en Amérique du Nord.
Carmine Capital et Rézoway se sont associés en 2024 afin de conjuguer leurs expertises au service des chefs d’entreprise. Cumulant plus de vingt années d’expérience et au-delà de cinquante mandats réalisés chaque année, Rézoway apporte un soutien complet qui solidifie l’offre M&A de notre filiale nord-américaine tant pour les PME et ETI françaises que canadiennes.
Entretien avec deux dirigeants qui ont reconnu chez Carmine Capital ces mêmes valeurs qui les animent.
Qu’est-ce qui, selon vous, a rendu l’association entre Rézoway et Carmine Capital évidente ?
Laurent Satre : La mise en relation s’est faite comme beaucoup d’histoires chez Rézoway : simplement, presque fortuitement, via un contact commun. Mais dès la première visio, le sentiment que “quelque chose se passe” était très clair. En discutant avec Anne-Laure et Germain, j’ai tout de suite reconnu des marqueurs qui nous sont chers : la proximité avec les dirigeants, l’importance du facteur humain, l’accompagnement dans la durée et une humilité dans la relation client.
Nos façons d’aborder les projets, d’écouter, de nous inscrire dans le temps long étaient presque identiques. Nous réfléchissions à étendre nos services sur le M&A — soit en recrutant en interne, soit en s’adossant à un partenaire crédible. La rencontre avec Carmine a rendu cet arbitrage évident.
Olivier Reffo : J’ajouterais un point fondamental : l’ambition d’Anne-Laure d’offrir aux PME un service M&A d’une qualité habituellement réservée aux grandes entreprises. Cette démocratisation du conseil, ce refus d’être “une banque d’affaires parisienne hors sol”, c’est exactement notre ADN. Carmine va en région, au contact des entrepreneurs, tout comme nous. On s’adresse aux mêmes tailles d’entreprises, avec la même philosophie d’intervention.
Donc oui, la convergence était naturelle : mêmes valeurs, même regard sur l’entrepreneur, même envie de rendre accessible un service hautement professionnel.
Rézoway accompagne depuis plus de 20 ans des entrepreneurs dans leur implantation nord-américaine. En quoi votre approche humaine et personnalisée se retrouve-t-elle dans ce partenariat avec Carmine Capital ?
Laurent Satre : Ce qui est frappant, c’est que notre manière de collaborer reproduit presque exactement notre manière d’accompagner un client. On avance avec beaucoup d’écoute, d’ajustements, d’essais-erreurs assumés, et surtout une confiance immédiate. On n’est pas dans la formalisation excessive ; on est dans la compréhension intuitive. Très vite, on s’est parlé “en direct”, sans filtres, comme on le ferait avec un entrepreneur qu’on suit dans la durée.
Et cette approche humaine se voit aussi dans la façon dont on co-conçoit les stratégies : on échange en continu, on affine, on reformule, on construit ensemble. C’est une collaboration très organique.
Et il y a aussi notre présence commerciale conjointe, qui change quand même beaucoup la dynamique. La tournée commune, les visites clients, la prospection à deux… On se présente ensemble, on porte ensemble le projet. Pour les dirigeants, c’est une preuve de sérieux et de cohérence.
Comment la combinaison de l’expertise de Rézoway et de celle de Carmine Capital crée-t-elle une valeur ajoutée unique pour les dirigeants français et canadiens ?
Olivier Reffo : Elle est totale, et surtout séquentielle. Rézoway intervient en amont : comprendre pourquoi un dirigeant veut se développer en Amérique du Nord, identifier les bonnes raisons, créer la convergence culturelle et commerciale, choisir le bon territoire, la bonne approche. C’est un travail d’acculturation, d’alignement, d’interprétation même, entre deux organisations qui ne se connaissent pas.
Ensuite, Carmine prend le relais avec toute la rigueur M&A : lecture financière, valorisation, structuration de la transaction, coordination des due diligences. Et après la transaction, Rézoway revient pour orchestrer l’intégration, accompagner le dirigeant, l’aider à s’ancrer sur le terrain.
Pour le client, ce n’est plus une succession d’interlocuteurs : c’est un continuum. Une seule trajectoire, fluide, pilotée par deux maisons qui se comprennent parfaitement.
Laurent Satre : Sans oublier votre rôle Benjamin, qui faites l’interface entre nos deux métiers. Vous comprenez vos enjeux M&A et les réalités opérationnelles du terrain nord-américain. Ça lisse les incompréhensions, ça fluidifie tout.
Quelles sont aujourd’hui les principales opportunités et les défis pour les PME et ETI françaises souhaitant croître en Amérique du Nord ? Et comment notre partenariat les aide-t-il à les saisir ?
Laurent Satre : L’Amérique du Nord est un marché immense, attractif, mais aussi piégeux. Beaucoup pensent qu’on peut s’y implanter facilement mais il y a des pièges à toutes les étapes : immigration, structure juridique, RH, financement, fiscalité, concurrence locale, choix du territoire… Notre rôle, c’est de dérisquer chaque étape, de A à Z. Pour ça, il faut un ensemble d’expertises cohérentes : internes, externes, partenaires. Le partenariat avec Carmine permet justement d’intégrer le volet transactionnel dans ce pilotage global.
Et sur le contexte marché lui-même ? Les opportunités spécifiques ?
Olivier Reffo : Elles sont nombreuses. Le CETA relance les échanges Europe-Canada, surtout dans la défense, la cybersécurité et les technologies industrielles. Le Canada cherche massivement à automatiser, digitaliser, professionnaliser ses industries et ses services. Aux États-Unis, la complexité réglementaire et géopolitique actuelle rend l’accompagnement presque indispensable. Une vague immense de transmissions arrive au Canada : 60 % du PIB pourrait changer de mains. Et la force de l’euro donne un avantage compétitif aux acquéreurs européens. En clair, le moment est excellent pour se développer ou acquérir — mais à condition d’être accompagné. Le marché est plein d’opportunités, mais aussi plein de possibles faux pas. C’est là où Carmine et Rézoway apportent clarté et sécurité.
Si vous deviez résumer en une phrase la promesse que porte ce partenariat, quelle serait-elle ? Et comment imaginez-vous son évolution dans les prochaines années ?
Laurent Satre : Pour nous, le mot clé est dérisquer. Dérisquer l’implantation, dérisquer la transaction, dérisquer le développement. Offrir aux dirigeants un chemin structuré, maîtrisé, sécurisé. C’est notre promesse : donner de la visibilité et de la sérénité à un projet stratégique.
Olivier Reffo : Le mot que je retiens, c’est convergence. Convergence de valeurs, de visions, de façons d’accompagner. Mais aussi convergence au service du client : celle qui permet à un projet transatlantique de rester cohérent du début à la fin.
Et l’avenir ? Il est simple : ce sont les dossiers qui vont nous faire grandir ensemble. Chaque succès renforcera notre crédibilité, nos implantations locales, notre légitimité sur les marchés américains et canadiens. Nos présences nouvelles dans des États américains plus progressistes vont aussi jouer un rôle majeur dans les prochaines années.