Carmine Capital accompagne OHRE Pharma dans sa levée de fonds de 2 m€

Carmine Capital accompagne OHRE Pharma dans sa levée de fonds de 2 m€

Carmine Capital accompagne le laboratoire pharmaceutique OHRE Pharma dans sa levée de fonds de 2 m€ auprès du fonds Vatel Capital et de business angels indépendants afin de financer ses projets de R&D.

Créé en 2014, OHRE Pharma est un laboratoire pharmaceutique français spécialisé dans la commercialisation de médicaments génériques à destination des hôpitaux.

En moins de 3 ans, le laboratoire OHRE Pharma a su se positionner comme un acteur incontournable du marché hospitalier avec une stratégie reposant sur le développement de médicaments à forte valeur ajoutée pour les hôpitaux.

OHRE Pharma commercialise en France depuis Juillet 2016 des médicaments génériques de qualité et à moindre coût.

La levée de fonds de 2 m€ réalisée par le laboratoire OHRE Pharma va contribuer à :

  • Enrichir le portefeuille de produits du laboratoire avec l’acquisition de nouveaux médicaments génériques hospitaliers
  • Financer les activités de recherche et développement du laboratoire et ainsi permettre à terme :
    • de répondre davantage aux attentes des praticiens hospitaliers
    • d’optimiser les pratiques des professionnels de santé
    • d’améliorer la qualité de vie des patients

OHRE Pharma est un acteur pharmaceutique engagé dans l’innovation. Le laboratoire soutient plusieurs études cliniques françaises qui permettront d’améliorer les pratiques thérapeutiques et la prise en charge des patients.

A fin mars 2018, OHRE Pharma commercialise 6 médicaments génériques hospitaliers et prévoit de lancer 6 nouveaux médicaments sur le marché français d’ici septembre 2018.

Pour plus d’informations sur l’opération, contacter : anne-laure.beuriot@carminecapital.com

 

Pari gagné pour Carmine Capital

Pari gagné pour Carmine Capital

Pour clôturer une belle année 2017 et soutenir son développement, Carmine Capital renforce son équipe et se dote de nouveaux locaux pour mieux accueillir ses clients.

Nous sommes maintenant installés au 42 rue Vignon à Paris, entre la Madeleine et Saint-Lazare.

Nous remercions vivement nos clients pour leur confiance et les assurons que nous continuerons à donner le meilleur de nous-même !

A très bientôt

 

French Tech : nouveau record de levées de fonds en 2017

French Tech : nouveau record de levées de fonds en 2017

Selon une étude CB Insights, 3 milliards de dollars auront été investis dans les start-ups françaises en 2017. Les investissements sont principalement portés par l’intelligence artificielle, fer de lance de la French Tech.

Ce montant de fonds levés est en ligne avec les estimations de janvier de 2,5 milliards d’euros de EY et Dealroom et confirme une croissance record depuis 2013 avec une multiplication par cinq des fonds investis dans la French Tech. On recense 743 opérations en 2017, soit une hausse de 45%, avec un quatrième trimestre exceptionnel qui compte 202 levées de fonds.

Les grandes entreprises ont supporté cette croissance en participant à 60 opérations contre 6 en 2013. Les banques (Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale) restent les plus gros investisseurs avec une dizaine d’opérations, suivis de près par Orange qui compte 9 investissements. Néanmoins, la participation des entreprises ne représente que 16% des investissements en volume, signe d’une certaine prudence, avec un accent mis sur les phases d’amorçage. Les entreprises en phase d’amorçage ne sont néanmoins pas les seules à bénéficier d’investissements. Certaines levées de fonds comme Actility (70 millions d’euros) ou Doctolib (61 millions d’euros) témoignent de cette diversité.

Au niveau européen, la France reste derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne (10,86 et 4,74 milliards de dollars levés respectivement). La France possède une marge de manœuvre importante pour devenir un acteur incontournable sur le plan mondial. Sur le territoire, Paris concentre la majorité des investissements avec la moitié des levées de fonds réalisées et six des plus importantes en termes de montants (Data4Group, Actility, ManoMano, Oodrive, Vestiaire Collective et Shadow).

La French Tech a été portée par deux secteurs : le tourisme et l’intelligence artificielle. Du côté du tourisme, le transport représente 7% des opérations ce qui permet à la France de se classer ainsi en quatrième position derrière les Etats-Unis, la Chine et l’Inde. Trois levées de fonds majeures lui ont permis de dépasser l’Allemagne et le Royaume-Uni : Travel Car (15,8 millions de dollars), Le Collectionist (10 millions de dollars) et Misterb&b (8,5 millions de dollars). L’intelligence artificielle a attiré 141 millions de dollars de la part des investisseurs dans de grosses opérations (Shift Technology a levé 28 millions de dollars) mais également dans des entreprises en phase d’amorçage (Desty Go a levé 1,1 millions de dollars). La prochaine étape en 2018 pour la French Tech sera de s’orienter davantage vers des cessions ou des introductions en bourse : des financements plus proches de ceux observés dans les pays anglo-saxons.

Source : Les Echos

 

Séries A, B et C : de quoi parle-t-on ?

Séries A, B et C : de quoi parle-t-on ?

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les domaines de l’entrepreneuriat et du financement initial, les termes Séries A, Séries B et Séries C peuvent sembler assez obscures. Voici quelques éclaircissements.

Les séries A, B et C ne sont pas simplement des lettres de l’alphabet. Elles correspondent aussi aux phases de développement des entreprises qui lèvent des fonds. Les séries A, B et C offrent des moyens de financement aux jeunes entreprises qui ne peuvent pas uniquement survivre grâce à leurs fonds personnels ou à la générosité de leurs proches.

Les principales différences de ces tours de table sont les niveaux de maturité des sociétés, le type d’investisseur impliqué, les objectifs de la levée de fonds ou encore la manière de les allouer. La première étape est la phase d’amorçage qui apporte un premier financement (« seed capital ») à l’entreprise, suivie par les séries A, B et C. Une fois les distinctions entre ces tours comprises, il vous sera plus facile de comprendre le monde des start-ups et de l’investissement et les implications de ces étapes pour les projets des entreprises. Les séries A, B et C sont des tremplins pour transformer une idée ingénieuse en une entreprise révolutionnaire et mature.

Fonctionnement du financement

Les investisseurs ne sont pas seulement des amoureux de l’entrepreneuriat. Ils attendent des résultats et une part du capital en échange des fonds apportés.

Avant chaque tour, une valorisation de l’entreprise est généralement effectuée. Les valorisations prennent en compte plusieurs éléments comme l’équipe dirigeante, la réputation, la taille du marché et le risque. Pour financer le développement de leur entreprise, les dirigeants ont souvent besoin de lever des fonds. Les augmentations de capital réalisées baissent d’autant le pourcentage de capital détenu par l’équipe dirigeante, mais les entrepreneurs préfèrent avoir une petite part d’une grande société plutôt que la majorité d’une petite entreprise.

Phase d’amorçage

La phase d’amorçage permet d’introduire le projet, comme on planterait une graine (« seed capital » en anglais). Cette étape permet de nourrir l’idée de la start-up avec dans l’espoir que cette idée se transforme en une entreprise opérationnelle mature grâce à l’aide et la persévérance des investisseurs.

Le seed capital permet d’apporter les fonds nécessaires au soutien du travail initial de recherche de marchés et de développement de l’entreprise (quel produit pour quels clients cibles). Ce premier financement permet également de recruter une équipe (souvent les entrepreneurs travaillent seuls au début du projet).

Les acteurs clés de cette phase sont surtout les fondateurs, leur famille et amis (« love money »). On peut aussi retrouver des business angels ou des entreprises de capital-amorçage spécialisés dans ces opérations risquées.

Les fonds levés lors de la phase d’amorçage sont généralement compris entre 100k€ et 500k€ selon les entreprises.

Optimisation : Série A

Si le projet initital fait ses preuves, le financement en série A intervient pour optimiser les leviers de tractions (le produit et les clients cibles). Le dirigeant peut profiter de cette occasion pour développer le produit sur différents marchés. Pour cette étape, il est important d’avoir un plan précis pour le développement d’un modèle d’activité générateur de profits sur le long terme. Souvent, les start-ups ont de bonnes idées mais manquent de vision claire, chiffrée de leur activité.

Le processus est différent de la phase d’amorçage. Certaines entreprises dirigent le tour de table pour des raisons stratégiques. Les investisseurs impliqués lors de séries A sont des entreprises de capital-risque comme Partech Ventures, Alliance Entreprendre, IDInvest, Alven Capital, Seventure ou des fonds de corporate venture comme Axa Strategic Ventures ou SNCF Digital Ventures. Les business angels investissent aussi lors de cette étape mais ont moins d’influence.

Les fonds levés lors de Séries A sont généralement compris entre 1M€ et 5M€, chiffres en augmentation ces dernières années grâce aux valorisations élevées des start-up tech (on parle de « licorne » pour les entreprises valorisées à plus de 1Md$).

B comme bâtir

Ce tour de table consiste à amener l’entreprise au niveau supérieur, au-delà du stade de développement. Les investisseurs aident les start-ups en élargissant la portée commerciale. Les enjeux sont plus importants pour les investisseurs qui ont une idée à ce stade de ce à quoi l’entreprise devrait ressembler et de ce qu’ils peuvent espérer comme gains.

Bâtir un produit performant et agrandir une équipe requiert des qualités dans le recrutement de talents. Renforcer les équipes de développement commercial, des ventes, de publicité, techniques, de support et autres sont les plus gros coûts pour l’entreprise à ce stade.

Les processus et les acteurs des Séries B sont similaires aux Séries A. Les séries B sont généralement menées par les mêmes acteurs que le tour précédent avec comme différence l’addition de nouveaux fonds de capital-risque spécialisés dans des financements d’entreprises plus matures.

Les fonds levés sont généralement compris entre 2M€ et 10M€.

Scalability avec les séries C

Lors de cette étape les investisseurs injectent du capital dans des entreprises performantes. L’objectif pour eux est de doubler leur investissement initial, au-delà d’une fructification.

Cette étape consiste à perfectionner et accroître rapidement l’activité déjà établie des entreprises. Une des manières de gagner des parts de marché et s’imposer davantage dans le paysage concurrentiel est l’acquisition (d’un concurrent étranger, d’une entreprise complémentaire…).

Moins l’opération est risquée, plus il y a d’investisseurs qui rentrent au capital de l’entreprise. Parmi les acteurs, on retrouve des banques d’investissements, des fonds de capital développement et autres.

Les entreprises peuvent espérer lever des dizaines de millions d’euros lors de ce tour.

Source : Investopedia

 

Augmentation des LBO en France : 337 opérations en 2017

Augmentation des LBO en France : 337 opérations en 2017

L’année 2017 aura décidément été une très bonne année pour la France. Le record de transactions M&A et la hausse des LBO ont contribué à renforcer son attractivité.

Selon une étude de Coller Capital menée auprès de 110 LPs dans le monde, la France passe devant le Royaume-Uni en terme d’attractivité. L’augmentation des opérations de LBO y contribue largement. En 2017, on recense 337 opérations, soit une hausse de 7,3% par rapport à 2016 et plus de 62% depuis 2013. Cet attrait a été renforcé par la multiplication des acteurs comme les fonds de pensions internationaux ou les family office. A noter cependant, une baisse des build-up de 12%, ce qui n’était pas arrivé depuis 2013.

Le marché semble s’être orienté large cap avec des multiples très élevés, souvent plus de 10 fois l’EBITDA. On compte 8 transactions de plus de 1 Md€ contre 3 l’année dernière et seulement 5 opérations upper mid cap (entre 500 M€ et 1 Md€), contre une dizaine il y a deux ans. Domus Vi, le numéro 3 français des services aux seniors générant 1,3 Md€ de revenus, a été repris pour 2,3 Md€, soit 10 fois l’EBITDA, par ICG associé au fondateur Yves Journel auprès de PAI Partners, représentant l’opération la plus importante de l’année. Autre transaction importante de l’année, la reprise de IPH, distributeur de fournitures industrielles, par Advent International auprès de PAI Partners pour 1,2 Md€.

Les fonds de pension canadiens ont été particulièrement attiré par le marché français et ont investi dans quatre des principaux LBO. Les investisseurs Ontario Teachers et Omers Private Equity ont repris respectivement OGF, services funéraires et Trescal, métrologie. PSP, fonds de pension canadien, au côté du suisse Partners Group a repris le laboratoire d’analyse médicale Cerba pour 1,8 Md€, soit 12 fois l’EBITDA, remplaçant PAI Partners. PSP a également co-investi 1,4 Md€ avec la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ) dans le cinquième LBO du groupe d’Ingénierie industrielle Fives, générant 1,8 Md€. CDPQ s’est allié à Ardian et Sagard pour reprendre l’équipementier aéroportuaire d’assistance au sol Alvest pour 850 M€.

Les structures d’investissement des familles françaises n’ont pas été pas en reste avec deux LBO majeurs. CVC s’est associé à Téthys Invest (famille Bettencourt-Meyers) pour reprendre le fournisseur d’équipements et réactifs pour les tests de diagnostic in vitro, Sebia auprès d’Astorg Partners et Montagu Private Equity, transaction valorisée autour de 2 Md€. Kiloutou a quant à lui été repris par HLDI (famille Dentressangle) et HLD Europe (holding entrepreneuriale) pour 1,5 Md€, soit 7,5 fois l’EBITDA.

Autre particularité de 2017, on ne compte que deux deals primaires parmi les plus importants LBO, dont un seul au sein du top 10. Ardian a réalisé ces transactions dont le LBO primaire de Les Dérivés Résiniques et Terpéniques (DRT), fabricant d’ingrédients issus de la chimie végétale valorisée autour de 1 Md€. Ardian est également rentré au capital de Prosol (maison-mère de Grand Frais) à 60% lors de son quatrième LBO d’1 Md€.

Source : CFNews

 

2017: une année record pour le M&A en France

2017: une année record pour le M&A en France

Selon un article Reuters de Matthieu Protard, 2017 aura été une année record pour le marché des fusions-acquisitions (M&A) français qui a profité de la reprise économique européenne. La croissance devrait se poursuivre en 2018 tout comme une activité M&A soutenue.

Le marché français a été particulièrement actif grâce à un regain de confiance dans le paysage économique actuel après l’élection d’Emmanuel Macron aux présidentielles en mai. Selon les données Thomson Reuters, les transactions M&A en France se situent à un niveau jamais vu ces dix dernières années : 205 milliards d’euros, soit une hausse de 50% par rapport à 2016. Le palmarès Thomson Reuters des banques d’affaires en France classe Rothschild en tête suivi de BNP Paribas et de Goldman Sachs.

La perception positive des investisseurs étrangers et le dynamisme des entreprises françaises ont contribué aux nombreuses opérations transfrontalières. Les acquisitions à l’étranger ont quasiment doublé avec des entreprises françaises plus offensives qui rachètent leurs concurrents étrangers comme le rachat par Unibail-Rodamco de Westfield (Australie).

Les transactions au sein de l’Union Européenne ont également stimulé le marché, à l’instar du rachat par Siemens (Allemagne) de Alstom, du rachat par Essilor de Luxottica (Italie) ou du rachat par PSA de Opel (Allemagne) pour ne citer qu’eux. Avec 29% des deals européens, la France a porté l’activité M&A en Europe en 2017, contribuant à la hausse du volume de transactions de 16% (contre un retrait de 16% aux Etats-Unis). Après les différents événements politique et économique qu’a connu l’Europe, une nouvelle dynamique a émergé avec la volonté pour les entreprises de créer des géants européens.

Avec une stabilisation de l’environnement politico-économique européen, tous les indicateurs sont au vert. On observe un cercle vertueux favorisé par de nombreux facteurs. Les taux d’intérêts sont historiquement bas favorisants des financements à moindre coûts. Les chefs d’entreprises et les ménages sont plus optimistes favorisant les investissements. L’INSEE a également revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2017, un PIB de 1,9% contre environ 1% ces dernières années. L’activité M&A devrait donc rester soutenue malgré certaines incertitudes au niveau géopolitique (réformes aux Etats-Unis, essais nucléaires en Corée du Nord, négociations du Brexit).

Source : Reuters

 

Acquisition d’H&Co par neom

Acquisition d’H&Co par neom

Carmine Capital a accompagné neom, cabinet de formation et de conseil en management dans l’acquisition de H&Co société spécialisée dans l’accompagnement des transformations notamment digitales.

Créé en 2007 par Serge Griffon et Rayed Sabry, par ailleurs ex co-dirigeants et consultants d’un cabinet national depuis 1989, neom aide ses clients à réinventer de nouveaux chemins relationnels pour réussir leurs performances et leurs transformations. Il forme et conseille les leaders à devenir plus inspirants, plus authentiques et plus enthousiastes, au service de la performance collective.

Forte d’une équipe de 8 personnes, neom intervient dans le cadre de projets « cousus-mains », sur des missions de conseils, de cursus management, de coaching. Le cabinet est plébiscité pour sa capacité à donner un sens très fort dans chacune de ses interventions, associé à des outils et modes opératoires applicables immédiatement dans le quotidien des dirigeants.

Grâce à cette opération, neom se renforce sur le créneau du conseil en transformation digitale, expertise reconnue du cabinet H&Co.
H&Co a été créée en 2011 par Frédérique et Pierre-Guy Hourquet, après une expérience et une réflexion commune de 10 ans à la tête de la Business Unit « Executive Education » de l’EDHEC, pour apporter aux entreprises une lecture différente des enjeux et leviers de la transformation digitale.

En s’appuyant sur des experts associés et sur un modèle d’analyse unique des problématiques posées par la transformation digitale, la méthodologie d’H&Co permet de dépasser les enjeux technologiques pour donner des clefs de lecture opérationnelles aux dirigeants, de structurer les plans d’accompagnement et d’impulser une énergie nouvelle à la ligne managériale.

 

Une refonte de la fiscalité du capital

Une refonte de la fiscalité du capital

Le gouvernement prévoit de nombreuses modifications sur le plan fiscal, parmi elles : l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital et une transformation de l’ISF en un impôt sur la fortune immobilière.

La France se distingue aujourd’hui par une fiscalité du capital très lourde en comparaison avec ses voisins européens. Cette lourde fiscalité est la conséquence d’une imposition sur les revenus du capital au même barème progressif que celui sur le revenu décidée en 2012. Ainsi, les taux marginaux d’imposition en France dépassent 40% pour les dividendes et 58% pour les plus-values mobilières alors qu’ils n’excèdent pas 26,4% en Allemagne ou 25% en Italie.

Cette forte imposition est un véritable frein à l’investissement dans les entreprises françaises. Elle restreint leur financement notamment en fonds propres. De plus, elle oblige les entreprises françaises à avoir une rentabilité supérieure à celle des entreprises étrangères pour verser un même niveau de rémunération.

Afin de remédier à cela, le gouvernement va instaurer un prélèvement forfaitaire unique de l’ordre de 30% sur les revenus du capital et supprimer l’ISF pour en faire un impôt sur la fortune immobilière.

Le prélèvement forfaitaire unique s’appliquera aux intérêts, aux dividendes mais également aux plus-values de cession de valeurs mobilières. Concrètement, un seul taux de l’ordre de 30% sera mis en place, une fiscalité de l’épargne simplifiée et des taux maximum d’imposition réduits.

Dès 2018, l’ISF sera supprimé et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière. Les patrimoines concernés et les barèmes appliqués seront les mêmes que ceux de l’ancien ISF.

Ces deux mesures inciteront les épargnants à investir en particulier dans les actions des entreprises françaises.

Source : gouvernement

 

Moins de discrétion pour les investisseurs

Moins de discrétion pour les investisseurs

Les entreprises non cotées doivent désormais déposer au greffe du tribunal de commerce la liste de leurs bénéficiaires effectifs : fini l’anonymat pour les investisseurs !

Depuis le 1er Aout 2017, le dépôt au greffe du tribunal de commerce de la liste des bénéficiaires effectifs est obligatoire au moment de la création d’une nouvelle entreprise ou d’un nouveau groupement d’intérêt économique. Cette liste sera inscrite en annexe du Registre du commerce et des sociétés. Les entreprises déjà existantes avant le 1er Aout 2017, auront quant à elles jusqu’au 1er Avril 2018 pour déposer leur liste de bénéficiaires effectifs.

Les bénéficiaires effectifs sont les personnes physiques détenant directement ou indirectement plus de 25% du capital ou des droits de vote de l’entreprise. Sont également concernées les personnes physiques qui exercent un contrôle sur les organes de direction, de gestion ou d’administration de la société. La définition des bénéficiaires effectifs sera clairement établie dans les mois qui viennent par décret.

Cette obligation établie dans la loi Sapin II du 29 Décembre 2016 s’inscrit dans la ligne des directives européennes de lutte contre le blanchiment des capitaux et contre le financement du terrorisme. Cette nouvelle obligation illustre le changement de culture des entreprises incitant à toujours plus de transparence. Néanmoins, Olivier Sanviti, avocat associé chez Aston, précise que « la confidentialité des pactes relève plus de la discrétion que de la fraude ».

La question est de savoir si cette obligation dissuaderait des investisseurs de participer à des opérations de private equity ou de « capital-risque » ? Il faut garder à l’esprit que ces informations ne seront accessibles qu’à certaines administrations comme les services fiscaux, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) ou encore l’administration des Douanes. Ainsi, « la mise en place du registre des bénéficiaires effectifs n’aura pas d’impact significatif sur l’immense majorité des investissements » précises Olivier Sanviti.

Les sociétés devraient être sanctionnées pénalement si elles violaient cette obligation. Ainsi, en cas de refus d’un bénéficiaire à livrer ses informations, le président de la société devra saisir le président du tribunal de commerce.

Source : Les Echos

 

Fin de l’ISF-PME

Fin de l’ISF-PME

C’est la fin de l’ISF-PME : Le ministre de l’économie Bruno Le Maire a indiqué que le dispositif de défiscalisation en faveur des PME crée il y a 10 ans ne sera plus en vigueur dans le cadre de la réforme de l’ISF. 

L’ISF-PME est un dispositif de défiscalisation en faveur des PME.  Il permettait jusqu’à présent aux particuliers de réduire leur ISF lorsque ces derniers plaçaient leurs deniers dans les FCPI (fonds de placement dans l’innovation) ou des FIP (fonds d’investissement de proximité). En investissant dans ces fonds, les investisseurs bénéficiaient donc d’une réduction d’ISF égale à 50% des sommes versées dans la limite d’un plafond de 45 000 euros (soit une réduction fiscale maximale de 22 500 euros). Ainsi, prés de 516 millions d’euros ont été levés par ce biais en 2016 d’après l’Association française des investisseurs en capital (Afic).

Bruno Le Maire a donc indiqué la suppression de ce dispositif en 2018 comme l’avait promis durant sa campagne Emmanuel Macron. Le ministre de l’économie déclare que «les PME vont largement bénéficier de la libération et de la réorientation de l’épargne vers l’économie productive générée par notre réforme fiscale ». Cette réforme, outre la suppression de l’ISF-PME comprend la création d’une « flat tax » de l’ordre de 30% sur les revenus du capital ainsi que la transformation de l’ISF en un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Seuls les actifs immobiliers seront alors soumis au barème actuel de l’ISF, permettant alors de contribuer au financement du tissu productif français.

Le ministre de l’économie affirme néanmoins que le dispositif Madelin permettant une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 18% d’un investissement dans une PME (plafonné à 50 000 euros) sera maintenu. Ce dispositif ne concerne que l’impôt sur le revenu.

De plus, l’ISF-dons permettant une déduction fiscale de 75% des versements dans des organismes d’intérêt général (avec un plafond de 50 000 euros) sera préservé. Sans ce dispositif, beaucoup d’associations caritatives ne pourraient survivre.

Cette réforme de suppression de l’ISF-PME figurera au projet de loi des finances 2018 qui sera présenté en Conseil des ministres le 27 Septembre 2017. Le débat parlementaire peut encore faire évoluer les choses notamment avec une mobilisation de certains députés en faveur des mécanismes de défiscalisation.

Source : https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/030545911476-la-fin-annoncee-de-lisf-pme-2113364.php

 

Navigation des articles